Cette réflexion est née suite à la lecture d’une interview pour Radio Vatican du Père Olivier, Évêque de Phnom Penh et fondateur du Lycée Technique Saint François.
Cette interview était relative aux activités, a la présence de l’Église en période de pandémie mondiale, en l’occurrence le Covid19. Vous en trouverez le lien à la suite de ce billet.
Les points soulevés
par le Père Olivier, les solutions qu’il apporte pour la continuité de la
mission de l’Église, les problèmes et les limites qu’il énonce, sont directement
transposables au secteur de l’éducation.
Les problèmes liés
à l’éducation en cette période de crise sont beaucoup plus de répercussions immédiates
que les problèmes liés au religieux.
Pour faire un raccourci
hasardeux il est vrai mais vous me pardonnerez, transposons la situation a l’époque
Khmer Rouge. Quelqu’un privé de messes à cet époque-là pendant trois ans aurait
quand-même réussi son entrée au Paradis. Cette même personne, privée de cours d’Anglais
ou de maths pendant ces mêmes trois années, aurait raté son BAC !
Loin de moi
toutefois l’idée d’accorder plus d’importance à l’obtention du BAC qu’a l’entrée
dans la vie éternelle !
Nous tentons un
passage online dont nous avons un peu tendance à nous gargariser… En effet, le
fait d’utiliser internet nous donne l’impression de passer du 19e au
21e siècle !
C’est grisant,
mais…
Si nous nous
contentons de transposer, c’est raté d’avance !
Les problèmes sont les suivants :
Capacité des
profs à adapter leurs contenus onlines. Notons toutefois qu’un mauvais cours face-à-face
a peu de chance de devenir un bon cours online !
Capacité des élèves
à travailler en autonomie. Il ne s’agit pas là de faire du « homework »
mais d’étudier une leçon seule.
Possibilité d’accéder
ou non à internet, être en possession du bon équipement téléphone ou tablette, problème
de qualité de connexion, cout financier de cela.
Nous utilisons
par exemple le même planning que lorsque les élèves sont en cours au lycée :
cela n’est pas adapté.
Le barème de notation,
qui vient probablement du ministère ne prend pas en compte tous les aspects des changements
qu’impliquent le passage en ligne. Ce barème démontre
que les responsables pensent qu’un cours en ligne est la même chose qu’un cours
classique…
Ces deux derniers
points seront repris dans 2 prochains billets.

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